A propos du Cap-Vert, interview de Pascal Lluch - Voyage

par Pascal Lluch0 commentairesOctobre 2016

Depuis plus de 15 ans, Pascal sillonne pistes et sentiers du Cap-Vert. Cette Afrique sahélienne insulaire et montagneuse, où se croisent influences méditerranéennes, européennes et atlantiques, ne laisse pas indifférent. La meilleure manière de résumer nos séjours, c'est d'évoquer la Rencontre, les rencontres. Tout au long des chemins, des journées, sous nos yeux, sous nos pas, des mondes se mêlent, qu'ils soient culturels, botaniques, historiques…

On pourrait se contenter d’évoquer les stéréotypes, la musique, le rhum, le poisson et la patate douce. Les paysages sont beaux, majestueux plutôt. Et se contenter d’aller passer 8 jours sur Santo Antão, comme tout le monde. Sur cette île, le tourisme de randonnée est en passe de devenir industriel, comme ailleurs. Ce qui est une bonne façon de passer à côté de l’essentiel…

Pourquoi le Cap-Vert en 16 jours ?
Aller jusqu’au large du Sénégal pour une semaine, alors que le Cap-Vert est composée de 10 îles habitées, toutes différentes les unes des autres, est-ce bien raisonnable ? Les voyagistes formatent leurs séjours à Santo Antão pour remplir d’abord leurs charters hebdomadaires. Bien sûr que cette île est pleine de charme. D’ailleurs nous y passons une courte semaine...
 
           
 
...avant de prendre un vol intérieur pour rejoindre les îles du sud de l’archipel, où l’ambiance est complètement différente : Santiago et la mythique Fogo, dont le volcan est bien actif. L’influence européenne est bien plus ténue, la ruralité très vivante, et l’accueil spontané, faute de visiteurs. Nous sommes itinérants à Santo Antão et en étoile dans les îles du sud.
 
Pourquoi le Cap-Vert avec toi, Pascal ?
Nous utilisons des vols réguliers. Donc vous pouvez partir de province, de Bruxelles ou Genève, en principe sans supplément. Les horaires sont mieux respectés que ceux des charters.
 
Je connais les îles de la Macaronésie (donc de l’Atlantique nord – Madère, Açores, Ténériffe), ce qui permet des comparaisons biogéographiques, et bien des explications naturalistes de toute nature.
 
Parler portugais et comprendre le créole sont des atouts indispensables. Pas seulement pour fixer un rendez-vous à un taxi, mais aussi en pleine campagne pour discuter avec le paysan, le boutiquier, glaner une info dans le journal, etc.
 
             
                      
Nous garantissons un juste prix : celui qui rémunère chaque intervenant, au prix qu’il a fixé lui-même. Tout est traité en direct, sans intermédiaire local ou extérieur qui prélèverait sa propre marge, ou négocierait des prix à la baisse pour son propre avantage. De même, aucun règlement n’est décalé dans le temps…
 
Nous favorisons chaque fois que possible les hébergements familiaux, le minibus taxi du coin, l’épicerie locale. Nous n’avons pas besoin de mettre en place des fonctionnements hebdomadaires, pour des dizaines de groupes. Il s’agit bien d’artisanat. Quant aux produits utilisés, pas de doute, ils sont locaux ! Il n’y en a guère d’autres…
 
L’éruption de Fogo
 
En décembre 2014/janvier 2015, le volcan Fogo entrait à nouveau en activité intense. Un fleuve de lave s’est déversé de son flanc sud, noyant deux hameaux importants de Cha das Caldeiras, privant 1500 personnes de leur habitat, de l’école et de quelques terrains agricoles précieux. La dernière coulée de lave date de 1995, et avait fait beaucoup moins de dégâts. Les éruptions ne sont pas de type explosif, et il n’y a pas de pertes humaines. En compagnie de Cicilio, nous évoquerons cette éruption, les conséquences sociales, la reconstruction, les relations avec les autorités, etc. Une vidéo qui montre bien l'évènement...
 
            
 
Commentaires de deux participants de novembre 2015
 
Patrick et Evelyne : Ce voyage au Cap Vert a correspondu à nos attentes : dépaysement, rencontres, très beaux paysages, groupe sympa et solidaire, accompagnateurs compétents et totalement dévoués. Tous les problèmes ont été bien résolus. Merci à tous accompagnateurs, participants et surtout aux personnes rencontrées.
 
Fred : Un trek où on découvre sur plusieurs îles des paysages variés, tous très beaux, depuis la végétation tropicale jusqu'aux plus ou moins arides laves du volcan. Notre guide Pascal, avec toujours calme, compétence et bonne humeur, a (en plus de toute l'organisation et gestion de chaque jour) favorisé une ambiance très sympathique. Quant aux nuitées et repas: mention très bien! Alors, il suffit de marcher calmement, et admirer, partager.

 

Pascal Lluch

Les Matins du Monde en deuil. 
Nous sommes navré de vous informer du décès accidentel de Pascal Lluch, fondateur de RandoPays, survenu accidentellement sur l'île de Santo Antao au Cap Vert le 28 Novembre 2016. Vos témoignages à Pascal parviendront à sa famille et à ses proches si vous nous les envoyez.

Tous les départs prévus avec Pascal en 2017 seront assurés. Nous suivrons sa trace, nous marcherons dans ses pas. 

 


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